Marketing digital et Egyptologie: le tracking du comportement

Marketing digital et Egyptologie: le tracking du comportement

L’égyptologue qui sommeille (pas tant que cela) en moi s’est posée cette drôle de question. En effet, à l’époque, je travaillais dans une agence de Content Marketing.
Naviguer entre les mystères de l’Égypte antique et les arcanes du marketing digital, c’est comme imaginer Howard Carter avec un ordinateur portable.
Et comparer l’égyptologie et le marketing, c’est un peu comme fusionner le vieux monde des 𝐡𝐢é𝐫𝐨𝐠𝐥𝐲𝐩𝐡𝐞𝐬 avec le chaos numérique de la 𝐝𝐚𝐭𝐚.
Est-ce tellement déroutant ? Non, j’ai fait les deux…

Et ce qui m’a sauté aux yeux comme réponse c’est: le tracking (traçage) du comportement humain.

D’un côté, j’ai fouillé les vestiges du passé et déchiffré des hiéroglyphes gravés dans la pierre.
De l’autre, je pratique souvent le marketing digital, univers en perpétuelle évolution. Univers, où les 𝐚𝐥𝐠𝐨𝐫𝐢𝐭𝐡𝐦𝐞𝐬 sont les nouveaux rois et les 𝐡𝐚𝐬𝐡𝐭𝐚𝐠𝐬 les nouveaux hiéroglyphes.
Et finalement, déchiffrer des inscriptions antiques ou faire parler des métriques, révèlent dans les deux cas 𝐝𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬. Ceux de centaines de siècles avant notre ère et ceux d’aujourd’hui.

Dans les 2 cas, je me montre une « 𝐛𝐫𝐢𝐬𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐝𝐞 » pour comprendre les acronymes #𝐒𝐄𝐎, #𝐂𝐓𝐑, #𝐦𝐞𝐭𝐚 ou pour ne pas confondre un hiéroglyphe unilitère avec un trilitère.

Dans les 2 cas, il y a une chasse aux trésors, antiques ou numériques, aux 𝐩é𝐩𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡é𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐨𝐮 𝐯𝐢𝐫𝐚𝐥𝐞𝐬.

Dans les 2 cas, le langage est codé (sauf que pour le digital, personne ne vous jettera de malédiction si vous ne comprenez pas d’emblée 😊).

Les anciens égyptiens utilisaient 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐝é𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞𝐬 pour raconter des histoires. Nous utilisons aujourd’hui 𝐝𝐞𝐬 é𝐦𝐨𝐭𝐢𝐜ô𝐧𝐞𝐬.
Dégradation pour certains, juste nouvelle façon de s’exprimer pour d’autres.
En tant qu’égyptologue, j’ai cherché des explications dans les ruines à coup de pelles et de pinceaux. En tant que spécialiste du digital je les trouve dans les 𝐜𝐥𝐢𝐜𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐭𝐢𝐜𝐬 .
En fait, nous n’inventons rien, nous réinventons sans cesse. Exactement comme pour le storytelling, pratique aussi ancienne que l’homme.





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