Comprendre le changement et le gérer avec un « Growth Mindset »

Le changement, c’est comme un plat épicé qu’on mange pour la 1ère fois. On ne sait pas si on va adorer. Ou si on va finir en position fœtale en regrettant d’avoir tenté l’expérience.
Pourtant, il est inévitable (le changement, pas le plat épicé)…il finit toujours par arriver.
2 états d’esprits: Growth Mindset versus Fixed Mindset
Face à lui, deux états d’esprit s’affrontent : la team Excitation (« génial, une nouvelle aventure ! ») et la team Panique (« au secours, où est ma bouée ? »).
On a tous déjà ressenti cette dualité, même devant une nouvelle version de smartphone.
À l’inverse, la routine, c’est un peu un doudou émotionnel.
Elle nous chuchote à l’oreille : « ne t’inquiète, je gère ». On sait quoi faire, comment réagir, on est en mode expert.
Mais dès qu’un imprévu surgit, dès que nos routes bien balisées dévient, notre cerveau sonne l’alarme. ERREUR 404 !
C’est la grande lute que doit souvent mener notre cerveau.
Etre entre mode Growth Mindset (état d’esprit d’apprentissage et de croissance). Ou se laisser aller au mode Fixed Mindset (état d’esprit plus figé ne croyant qu’aux capacités innées).
Alors, comment dompter (ou tout au moins gérer) cette peur du changement ?
D’abord, en gardant en tête que même les changements les plus désordonnés ne débouchent pas forcément sur du chaos.
Après tout, combien de carrières heureuses n’ont-elles pas commencé par l’un ou l’autre moment désastreux ? Imaginez… lancer un “bisous” en terminant un appel professionnel (check: à titre personnel, je l’ai fait). Ou bien se prendre la porte vitrée du bureau en pleine confiance.
Ensuite, en respirant un bon coup : panique et lucidité peuvent coexister. Un peu comme un bébé et une cuillère d’épinards. Il sent bien que ça va être un peu compliqué mais il tente quand même.
Et enfin et surtout, en choisissant ses lunettes.
Rûmi, un poète persan du 13ème siècle a exprimé une pensée que j’ai faite mienne.
«Si on regarde le monde à travers les lunettes de la peur, on ne verra que des choses horribles ».
Tout peut avoir l’air terrifiant…
Un nouveau job ? Un champ de mines. Une opportunité ? Un piège sournois. Un changement d’horaires ? Une apocalypse logistique.
Mais si on enfile les lunettes de la curiosité, on pourrait voir des défis excitants, des apprentissages inattendus. Et peut-être même quelques belles surprises.
On ne change pas d’état d’esprit avec une baguette magique, c’est vrai, mais on peut parfois choisir de changer de paires de lunettes…
C’est marrant, d’ailleurs. Quand on est petit, on essaye plein de nouvelles choses. Mais souvent, les gens acquièrent de la peur avec l’âge et l’expérience.
Oui, nous perdons notre faculté de snous lancer dans l’inconnu avec passion parce que nous sommes soumis, enfants, au jugement (des autres et puis du nôtre), à la comparaison (qui est le meilleur) et enfin à l’évaluation (les points, les « réussi/raté »). Et ces 3 phénomènes courants tétanisent notre envie d’apprendre, de faire des erreurs et de recommencer.