Valeurs et croyances…la raison pour laquelle on fait ce que l’on fait

Pourquoi fait-on ce que l’on fait ? Une question qui nous obsède depuis notre rencontre en psycho. Et qui nous a toujours fascinées mon amie Laurence et moi. Qu’est-ce qui pousse les gens à agir comme ils le font ?
Voilà l’histoire que je lui avais racontée.
Valeurs, croyances et résistance
Un jour, lors d’une réunion avec mon équipe, je me suis retrouvée face à un mur. Malgré tous mes arguments, je n’arrivais pas à convaincre un vendeur d’adopter une nouvelle façon de travailler.
C’est en discutant ensemble qu’elle a fait le lien entre les notions de résistance et de valeurs. Je l’entends encore me dire et soupirer : nos valeurs nous guident…et nous enferment aussi parfois. Très vite la discussion diverge sur nous.
Croyances et valeurs : comprendre ces mécanismes qui nous gouvernent
Les croyances et les valeurs façonnent notre vision du monde et influencent nos décisions au quotidien. Mais comment se forment-elles, et pourquoi sont-elles si ancrées en nous ?
Je réalise alors que si j’aime diriger une équipe, c’est peut-être parce que j’accorde une grande importance aux responsabilités. Autrement dit, « assumer ses responsabilités » est une valeur qui influence ma vie privée comme professionnelle.
Et c’est vrai que les êtres humains sont ainsi faits. Ils sont parfois prêts à tout sacrifier pour défendre certaines de leurs valeurs. Ils peuvent même choisir de mourir pour cela.
Combattre une croyance ou une valeur et c’est un monde qui bascule
Grâce à mon amie psy Laurence, j’ai compris pourquoi persuader quelqu’un est parfois si difficile. Cela reste vrai même si l’on a tous les « bons » arguments. Toucher aux valeurs d’une personne, c’est atteindre le cœur de son identité. C’est aussi s’attaquer à tout ce qu’il considère comme non négociable. On attaque ce système de valeurs parce qu’on cherche à convaincre et c’est le monde de l’autre qui s’écroule.
Pour x raison, je touchais aux valeurs de mon collaborateur en formulant mes nouvelles demandes.
Et dans le sillage des valeurs, on retrouve toutes les croyances. Ce sont des affirmations tenues pour vraies. Elles influencent notre perception de la réalité.
Faut-il rappeler qu’outre la conviction que la terre est plate, les platistes pensent aussi que la gravité n’existe pas? On est juste collé au sol. Ils croient que l’Antarctique est un mur de glace gardé par des militaires, etc.
C’est dire si certaines de nos croyances peuvent être limitantes et souvent la source de nos difficultés.
Pendant des années, mon vendeur s’est répété qu’il n’était pas aussi compétent que les autres. Cette pensée était ancrée au plus profond de lui. Elle est devenue une croyance-identité. C’était un filtre à travers lequel il interprétait toutes ses expériences. Et ce que je demandais était tout simplement impossible pour lui. En tout cas, sans aide de ma part.
Nos comportements extérieurs ne sont que la conséquence de nos valeurs et croyances. Mon vendeur a réagi de manière illogique et excessive à mes yeux. En réalité, il agissait en fonction de son moteur invisible.
Il se pensait profondément inférieur aux autres. Il a donc adopté un comportement en accord avec cette croyance. Cela a renforcé son manque de confiance en lui. C’est un cercle vicieux.
Les personnes ne sont pas limitées par essence
Les gens ne sont pas par essence limités, ils font le meilleur choix possible dans leur cadre de référence actuel.
J’ai connu une collègue qui répondait à un comportement abusif par la soumission. Elle ne le faisait pas par faiblesse. Dans son esprit, son éventail de réactions possibles était limité à la soumission. Cette collègue était loin d’être limitée, c’est sa perception des solutions possibles qui l’était.
En ces temps de change management permanent, comprendre les mécanismes qui nous gouvernent, c’est déjà faire un premier pas vers le changement